SCHIETECATTE
JEAN- LUC SCHIETECATTE Grand admirateur des écrivains américains Paul Auster et Stephen King, je suis persuadé que L'imagination en écriture et en peinture, c'est l'art de donner vie à ce qui n'existe pas, de persuader les autres d'accepter un monde qui n'est pas vraiment là. Chacun sait que les histoires, les tableaux sont imaginaires. Nous savons qu’ils ne sont pas vrais même quand ils nous disent des vérités plus importantes que celles que nous pouvons trouver ailleurs. Ecrire un roman, peindre un tableau, c'est raconter une histoire. Ce sont les gens, les objets, les lieux que je fais vivre qui donnent le ton du roman et une présence à mes aquarelles, la couleur des mots, des détails qui sortent de la plume, du pinceau. Tout dans l’art n’est que fiction même lorsque l’on décrit ou qu’on peint la réalité, il y a toujours un angle de décalage, une sorte de parallaxe qui fait qu’une réalité pour l’un est une fiction pour l’autre ! La nuit est la distance bleutée qui contient des instants d'irrationalité. De la journée, tout sera normal, voire banal, dans ce coin de terre perdu. Durant la nuit non traumatique, les relations entre les choses et les personnages traverseront ma sphère hors du temps, briseront ce sentiment d'isolement ou de solitude. L'écriture est une occupation solitaire qui accapare ma vie. Dans un certain sens, en tant qu' écrivain, je n'ai pas de vie propre. Même lorsque je suis là , je ne suis pas vraiment là! Dans cet univers restreint que je ne quitte plus désormais que pour végéter dans ce que j’appelle l’ Horizon Bleu, il me faut une grande imagination pour y créer en aquarelle et en mots toutes les scènes de café, de bureau, de motel, de compartiment de chemin de fer, d’espaces intersidéraux et d’en assurer l’unité.